mercredi 14 novembre 2012

POLITIQUE : A vouloir être grand, Ali Bongo devient petit

Dans une lettre adressée à toute la classe politique gabonaise, opposition et mouvance émergence, datée du 5 Novembre 2O12, Ali Bongo les à invité à prendre part à une réflexion en vue de permettre au Gabon de présenter un agenda qui refléterait leur position commune au sujet de la libre circulation dans la zone CEMAC et l'introduction du passeport commun au pays de ladite zone.

Entre mépris pour la classe politique gabonaise et orgueil, amplifiés par une arrogance sans égale, l'on est en droit de se demander si Mr Ali Bongo est réellement conscient du climat socio-politique, qui prévaut dans le pays qu'en association avec ses amis et sa légion étrangère, il dirige comme un enfant devant un jeu électronique. C'est ainsi que  tel un écolier de la maternelle qui exige de son collègue moins âgé, la reconnaissance de son aînesse, il recherche par des manœuvres mal pensées, une légitimité qu'il n'obtiendra jamais tant qu'il n'aura pas changer l'état de ses rapports avec ses compatriotes, en leur accordant le minimum de respect auquel ils ont droit. Ne dit-on pas que "le respect bien ordonné commence par soi-même" ? 

Il semble que Mr Ali Bongo n'a pas encore compris que les gabonais, après 45 ans de distraction, ne sont plus disposés à jouer au neetendo pour le bonheur de l'enfant gâté et qu'après le coup de la concertation sur l'application de la biométrie aux législatives de 2011, il n'y a que ceux pour qui le Gabon est un gâteau à se partager entre copains et coquins pour répondre à ce genre d'opération de communication aux allures d'une scène de théâtre. Et les partis membres de l'UFC, présents à la conférence des présidents devant statuer sur la suite à donner à la lettre d'Ali Bongo, n'ont pas raté l'occasion de lui adresser une réponse à sa taille ; claire, nette et précise dont voici la teneur.

 

En recevant cette lettre qui ne souffre d'aucune ambiguïté, ajoutée à celle que lui a adressée Mr Maganga Moussavou, président du PSD, Mr Ali Bongo devrait se rendre à l'évidence que l'opposition n'entend plus se laisser divertir par des jeux de cuire, face à l'avenir du Gabon, et que la conférence nationale souveraine reste le seul cadre de dialogue et de concertation nationale pour un Gabon démocratique.