"Pourquoi la débilité des débiles est-elle devenue un fait de
culture, alors que le fait biens plus épouvantable de la bêtise
ordinaire ne bouleverse personne ?" s’interrogeait Jean Baudrillard.
En
effet, Comment comprendre que Mr Ali Bongo, au mépris de la situation
du Gabon et des appels qui fusent de toutes, exigeant la tenue d'une
Conférence Nationale Souveraine, afin que réunis au mbadja, les gabonais traitent des maux dont souffre leur pays, monsieur trouve utile de convoquer la classe
politique gabonaise, opposition et majorité, pour débattre du
mandat du Gabon, son mandat, à la tête de la Communauté économique et monétaire de
l’Afrique centrale (CEMAC) et de la libre circulation des personnes et
des biens dans la sous-région, notamment avec l’introduction du
passeport CEMAC et probablement du dossier "Air CEMAC" ?
Du
dernier des oncles de ma mère, j'ai appris que : "Aussi bon balayeur
que l'on puisse être, avant de balayer la cour du village, il faut
commencer par balayer la devanture de sa propre maison". Et voila que
dans un pays dont les frontières sont des plus poreuses, où la politique
en matière d'immigration à favorisé la présence à l'intérieur de ses
frontières, de près de 500 000 immigrés clandestins, toutes nationalité
confondues, Mr Ali Bongo pense que cette question ne concerne que la
classe politique. Pourquoi Mr Ali Bongo, depuis sa désignation à la
présidence de la CEMAC n'a-t-il pas comme le suggère le compatriote
Petit Lambert Ovono, mis
en place une logistique adaptée à la gestion de son mandat avec la
création d’un secrétariat composé des gabonais rompus à la tâche
diplomatique et habitués à traiter des dossiers présidentiels, en y
associant des diplomates du ministères des affaires étrangères, des
fonctionnaires des ministères de l’économie, du budget, de l’intérieur
et de la défense nationale, et pour le point précis du passeport CEMAC, proposer l'organisation d'un référendum par les états membres ?
En
dehors du dahoméen de Bongoville, combien d'immigrés sont ses voisins
immédiats ? As-t-il une idée de ce qu'est la population de Nombakélé,
Petit-Paris, La campagne, Atsibi-ntsos, La peyrie, Ambowé ancien
cimetière, etc et de que subissent les gabonais dans ces quartiers ?
En réponse à cette diversion, le partis membre de l'UFC originale, refusent de se laisser distraire, estimant que les problèmes du Gabon étant prioritaires, ils ne se sentent pas convaincus de l'opportunité d'une telle rencontre qui en plus est limitée à 30 mn par groupe. Un vrai pied de nez au Raïs qui continue de croire que sa méthode de gestion du pays et des populations qui le compose est bonne. Et son protocole, sans avoir reçu confirmation de la présence des partis invités, voir convoquées, à confectionné et publié un programme desdites concertations éclaires. Quel dommage !
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