Le meeting organisé par l'Union Nationale, le 10 novembre
2012 à laissé plusieurs gabonais sur leur soif, entrainé des montées de
colère et plongé les moins robustes dans la déception, voir le
découragement.
Ces réactions auxquelles on à assisté, de la part d'une population chauffée à blanc, sont légitimes et prouvent la détermination avec laquelle ces hommes, ces femmes et ces jeunes
se sont présentés à ce meeting, prêts à répondre au mot d'ordre de
leurs leaders. Ce sont là des signes qui ne trompent pas et dont il faut
tenir compte. Et ceux qui avaient effectué le déplacement de derrière
sobraga, et ceux qui gardaient les oreilles tendues vers ce lieu en
étant dans leurs quartiers, n'attendaient que l'étincelle pour que la
flamme prenne.
Or, les discours prononcés n'ont été pour plusieurs, que des redites
qui n'auraient déplacé personne. l'on pouvait donc entendre sortir de la
foule, des expressions telles que : " On en a marre des discours, on veut passer aux actes !" ou encore, "Arrêtez de nous endormir, on veut des instructions claires !" les plus extrémistes sont même allés plus loin en lançant : "On est prêts, on veut gaspiller !!!" C'est dire que la tension était à son comble et qu'il suffisait d'une étincelle pour qu'il y ait explosion. D'ailleurs, il eu fallu de peu, pour que se soit les leaders de l'Union
Nationales qui subissent les foudres de la colère de leurs militants,
décidés à en découdre avec le régime autoritariste Ali/pdg, malgré la
présence des militaires surarmés et pour certaines unités, cagoulés.
Une autre attente insatisfaite fut, des nouvelles de l'état de santé du Secrétaire Exécutif de l'UN,
André Mba Obame, dont les rumeurs distillées par le pouvoir ont annoncé
le décès, et dont la présence était espérée à ce meeting.
Tous ces faits cumulés ont participé à faire croire aux plus pessimistes que l'Union Nationale, par ses leaders, renonçait à l’exigence de la tenue d'un Conférence Nationale Souveraine. Exigence pourtant rappelée dans leurs discours, par Mr Eyeghé Ndong et le Président de l'UN,
Mr Zacharie Myboto, qui dans son adresse à l'assistance, a annoncé
l’imminence d'actions démocratiques dont le calendrier sera communiqué,
certainement dans les plus bref délais. Mais le brouhaha dans lequel la
foule s'était lancé ne leur à pas permis de saisir le message, encore
moins de comprendre que le 10 novembre était la date consacrée au
passage d'un niveau à un autre de la lutte pour la démocratie véritable
au Gabon. Attitude normale, puisqu'ils n'étaient pas venus pour écouter
et analyser des discours, mais pour s'entendre dire d'occuper la rue.
Aussi, l'on peut reprocher au directoire de l'UN, de ne pas avoir prêté attention au grand titre parut dans Ezombolo-La Une, "Arrêtons de parler, passons aux actes" et d'organiser soit, un point de presse, soit une conférence de presse, soit de faire une communication, plutôt que de mobiliser ce beau monde pour une simple annonce. Il faut avouer qu'un
travail de redynanisation des troupes risquera de s'imposer, que la
prochaine sortie sera la bonne et marquée par la présence de celui que
l'on croit mort.
Toutefois, il faut dire qu'une analyse à tête reposée et objective du contenu de la manifestation de ce samedi 10 novembre, devrait amener les uns et les autres à comprendre que, comme le disait Napoléon Bonaparte : " La haute politique n’est que le bon sens appliqué aux grandes choses".
Beaucoup de choses au sujet de ce meeting, ont été dites et écrites,
d'autres le seront encore, mais il est regrettable de constater que tout
le monde croit connaitre les subtilités de la politique. Et Alphonse
KAAR de dire : "Il est singulier que la politique, qui est sans
contredit la science la plus ardue et la plus difficile, soit la seule
que tout le monde croit posséder sans l’avoir apprise."
Ces leaders qui se sont privés volontairement des privilèges
qui auraient pu être les leurs, qui ont fait le choix de se ranger du
coté des opprimés, et qui jusqu'ici, alors que l'on assiste à des
comportements des plus ridicules de la part de certains, sont déterminés
à se battre pour un autre Gabon, méritent un autre regard que celui qui
est le notre après ce meeting, car les actes politiques ne sont pas
toujours à la portée du premier venu et ne demandent qu'à être bien
analysés, sans passion ni fanatisme et extrémisme, pour être bien
compris. Il n'y a donc aucune raison de relâcher d'ardeur, au contraire, que chacun prenne son élan et ses forces pour l'assaut de la victoire.
Ensemble nous sommes plus fort que toutes les armées de l'oppresseur, et c'est ensemble que nous vaincrons l'autoritarisme.
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